Loupix retrouve sa meute (ou presque)
L’appel du pelage sauvage
Je m’appelle Loupix. Peluche de loup, légèrement délavée, oreille gauche tordue comme une antenne mal réglée. Mon destin, pensais-je, c’était de rugir (en peluche, ça fait plutôt “frouf”) dans la solitude des étagères.
Mais un matin, j’ai eu un frisson de mousse : et si ma meute m’attendait quelque part ?
Alors j’ai quitté le confort de la commode. Grand départ. Vent de liberté (ou plutôt courant d’air, la fenêtre était ouverte). Mon premier obstacle : le chat.
— « Tu vas où, Loupix ? »
— « Je pars retrouver ma meute. »
— « Ta meute ? Celle qui t’a laissé tomber derrière le radiateur pendant deux ans ? »
Touché. Mais les vrais loups n’abandonnent pas à la première griffe.
Je suis parti.
La jungle de la buanderie
Premier arrêt : la buanderie. Une jungle humide, peuplée de chaussettes esseulées et de créatures étranges.
J’y ai rencontré une peluche de dauphin, très sage. Elle m’a dit :
— « Ta meute, petit loup, n’est pas toujours faite de loups. »
J’ai cru à une métaphore profonde. Ou à un début de folie. Difficile à dire.
Les survivants du canapé
Ensuite, le salon. J’y ai trouvé le clan des Peluches Survivantes du Canapé : un ours borgne, un flamant rose au cou tordu, et une licorne légèrement pessimiste.
Ils vivaient là, entre les coussins, en se racontant leurs blessures d’antan.
Je leur ai dit :
— « Je cherche ma meute. Vous n’auriez pas vu d’autres loups ? »
L’ours a ri :
— « Des loups, non. Mais on a une peluche de husky qui fait semblant d’être un loup quand il veut draguer. »
— « Ce n’est pas pareil. »
— « Rien n’est jamais pareil. C’est pour ça qu’on finit tous sous les coussins. »
Je suis reparti avec un pincement au rembourrage.
Le miroir et la révélation
Plus loin, dans le couloir, j’ai croisé un miroir. Et là, révélation.
Je me suis vu. Pas le Loupix que je croyais être. Pas le fier meneur imaginé dans mes rêves de poussière. Non.
Un petit loup aux coutures visibles, aux yeux un peu ternes, mais… vivant.
Et dans mon reflet, derrière moi, j’ai vu toutes les peluches rencontrées sur la route. L’ours borgne, le flamant rose, la licorne.
Eux aussi me regardaient.
Peut-être que c’était ça, ma meute.
Pas celle que je cherchais, mais celle que j’avais trouvée.
Des êtres rafistolés, dépareillés, mais sincères.
Comme moi.
Le feu de camp des coussins
Ce soir-là, on s’est rassemblés autour d’une lampe de chevet allumée comme un feu de camp miniature.
L’ours a raconté ses batailles contre l’aspirateur. La licorne a parlé d’amour (évidemment).
Et moi, j’ai levé le museau et j’ai dit :
— « Je crois que j’ai retrouvé ma meute. »
L’ours a grogné tendrement. Le flamant a bâillé.
Et tout le monde s’est endormi, ensemble, dans une chaleur de peluches mêlées.
La lune et le chat
Depuis, quand je regarde la lune collée à la fenêtre, je n’ai plus envie de hurler.
Je sais que quelque part, sous les coussins ou derrière les rideaux, ma meute veille.
Pas parfaite. Pas féroce. Mais vraie.
Et parfois, quand le chat passe, il me murmure :
— « Alors, Loupix, heureux ? »
Et moi je réponds :
— « Oui. Enfin… tant qu’on ne passe pas à la machine. »
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Lexis
Plushie Therapist👋 Je suis Lexis, créateur de Plushie Dream. J’explore l’univers secret des peluches et je partage leurs aventures, entre douceur, rêve et un soupçon de fantaisie ✨🧸.